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Ma relation avec LA VOIX

La Voix est une émission très impressionnante. C’est un rendez-vous télévisuel qui rejoint des millions de personnes et qui nous présente aussi des talents incroyables et des artistes professionnels. Dans mon parcours, La Voix revient souvent. Dans ce billet, je vous expliquerai ma relation avec cette émission.


En 2012, on annonçait que l’émission The Voice arriverait au Québec sous le nom de La Voix, à TVA, à l’hiver 2013. Je n’avais jamais écouté cette émission, mais pour avoir suivi Star Académie, je me disais que ça allait être une très grande production. Du haut de mes 16 ans, en septembre, je me suis présenté aux préauditions de Montréal devant Stéphane Laporte et Esther Teman. Ne sachant toujours pas dans quoi je risquais de m’embarquer, j’ai fait ma chanson et j’étais surpris qu’on me laisse chanter au complet. Après avoir eu une discussion d’une dizaine de minutes avec eux, je me doutais bien que ma préaudition s’était bien passée. Par contre, est-ce que ça avait été suffisant pour les convaincre de me choisir? Aucune idée.


Il faut savoir que lorsque j’enseigne, j’éteins la sonnerie de mon téléphone. Je ne veux pas que cela affecte mes cours. Un soir d’octobre, j’ai oublié de fermer la sonnerie et le téléphone a sonné. C’était un numéro de Montréal. J’avais le feeling que je devais prendre l’appel. C’était une recherchiste de La Voix qui m’appelait pour m’annoncer qu’on avait retenu ma candidature. Quelques mois après, je vivais l’expérience des auditions à l’aveugle. J’étais le numéro 89 et je chantais «Qu’est-ce que ça peut bien faire» de Jean-Pierre Ferland. Eh oui, j’ai chanté sa chanson devant lui… ou derrière lui devrais-je dire. Malheureusement, les coachs ne se sont pas retournés. Est-ce que j’étais déçu? Pas du tout. Je venais de vivre la plus belle expérience de ma vie, à l’âge de 16 ans seulement. C’était tellement enrichissant. Avec du recul, j’avoue qu'à ce moment de ma vie, je n’avais pas les outils nécessaires pour me rendre plus loin dans l’aventure.


Quelques années plus tard, j’ai été stagiaire sur la production de l’émission. J’ai travaillé sur les préauditions à Montréal et à Québec. C’était intéressant de voir l’envers du décor. J’ai aussi participé aux enregistrements au studio MELS. Je faisais différentes tâches à l'accueil et j'ai fait de l’accompagnement avec les recherchistes pour préparer les familles des participants. Cette même édition, mon élève Sydney Lallier, âgée de 10 ans à l’époque, a participé aux auditions à l’aveugle de La voix Junior et elle a été prise dans l’équipe de Marie-Mai. J’ai donc décidé d’arrêter d’être stagiaire et j’ai mis toute mon énergie sur Sydney. Je voulais qu’elle se rende le plus loin possible dans l’aventure. On a répété et répété. On enregistrait des démos de chansons et on l’envoyait à la production. Comme elle s’est rendue jusqu’à la finale (qu’elle a gagnée), mon lien avec La Voix est resté fort. J’assistais aux différentes étapes de son parcours. Pendant la diffusion de La Voix Junior, ils préparaient les auditions à l’aveugle de La Voix 7. Maude Brodeur, une autre de mes élèves, a été sélectionnée. Je peux dire que cette fois-là, j’étais prêt. Je connaissais le processus par coeur. Je savais quoi préparer et quand le préparer. J’ai donc repassé du temps dans les studios MELS pour assister aux auditions à l’aveugle et aux duels de Maude.


Entre temps, j’ai des amis/collègues qui ont aussi participé et qui m’appelaient pour des conseils vocaux. Ce n’est pas évident de passer autant d’heures dans un studio à attendre que son tour passe. Le stress est très grand et la température ambiante n’est pas toujours contrôlée. Ce sont de longues heures de répétition, d’attente et d’angoisse. J’étais content d’avoir pu vivre moi-même l’expérience d’être participant, quelques années plus tôt, pour bien préparer tous ces gens. J’avoue par contre que même en étant préparé, c’est un sentiment vraiment déstabilisant que de chanter devant 3 ou 4 sièges qui ne sont pas face à toi, avec un public qui crie comme si tu étais la plus grande vedette au monde. Ça surprend. On ne vit pas ça souvent.


On me demande souvent si je tenterais ma chance de nouveaux aux préauditions. Personnellement, je crois avoir fait le tour de cette émission. Je la connais même un peu trop à mon goût pour me laisser sauter dans l’aventure à pieds joints. J’aime peut-être mieux mettre mon expérience au profit des autres. Toutefois, j’encourage tous ceux et celles qui ont un talent et qui sont bien accompagnés par un coach vocal ou un professionnel à vivre cette expérience unique. Il suffit d’être bien préparé pour vivre le tout au maximum.